La Prothèse Unicompartimentale du Genou

Lorsque l’arthrose n’a usé qu’une partie du genou il peut être séduisant de ne remplacer que la partie abimée en utilisant une prothèse plus petite : La Prothèse Unicompartimentale (PUC) . Cette opération n’est pas nouvelle, elle est parfois nommée « demi prothèse » ou « prothèse partielle ».

Le concept est attractif : en respectant ce qui est intact on réalise une opération moins invasive, moins douloureuse, moins hémorragique et finalement moins lourde que pour la prothèse totale du genou (PTG). De plus  en enlevant moins de tissus osseux lors de l’opération on gère mieux le long terme : en cas de ré-opération éventuelle on retrouvera un stock osseux de meilleure qualité, propice au nouveau montage.

Les limites de cette opération procèdent du même raisonnement : on laisse évoluer une partie du genou naturel du patient, et cette partie peut rester ou devenir douloureuse et surtout il faut que la prothèse trouve exactement sa place dans l’articulation native avec laquelle elle doit fonctionner en bonne entente.

L’opération est très minutieuse et certainement pas plus facile que la prothèse totale, en effet le chirurgien doit respecter ou restaurer l’équilibre des ligaments, enlever et reconstruire exactement la partie usée en s’inscrivant dans la cinématique du genou naturel.

Que faut il en attendre ?

Lorsque les choses vont bien, elles vont vraiment bien, et une PUC satisfaisante donne un genou vraiment agréable. L’usure est lente, la longévité interessante et surtout le fonctionnement est assez proche de celui d’un genou « normal », permettant des activités physiques plus soutenues puisqu’une partie du capital osseux, cartilagineux et ligamentaire a été respecté.

Il faut être conscient qu’il reste une partie qui n’a pas été prothésée : elle peut s’exprimer. Il faut être patient, le genou doit prendre le temps de s’habituer à ce nouvel équilibre, comme d’ailleurs pour une prothèse totale.

Que faut il faire, que décider ?

La discussion est subtile, vous verrez que le chirurgien fait son choix avec attention. Le surpoids, l’ostéoporose, une déformation importante, une petite atteinte des autres compartiments incitent à renoncer à la PUC et à proposer la PTG.

Le jeune âge, un os solide, un niveau d’activité physique plus élevé orientent vers la PUC.

Tout est affaire de nuances, n’hésitez pas à poser la question à votre chirurgien et discuter avec lui des arguments en balance.

En pratique ?

Anesthésie générale ou péridurale ou rachi anesthésie, séjour de 4 à 7 jours en clinique. Retour à la maison ensuite et rééducation avec votre kinésithérapeute habituel. Un séjour en centre spécialisé ne s’impose pas.

Le genou est franchement gênant 6 semaines, moyen durant les 6 suivantes, le confort est là après 6 à 12 mois.

… et pour plus de détails techniques (ATTENTION IMAGES CHIRURGICALES):

http://www.geco-medical.org/geco2008/22janvierAGREG/les_puc_interne.pdf

… Pour visualiser le fonctionnement d’une PUC sur os synthétique :

X NOV video sec

… Pour visualiser la cinématique de la PUC à genou ouvert (ATTENTION VUE CHIRURGICALE) :

PUC Genou Ouvert

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