La reconstruction du Ligament Croisé Antérieur

Les fibres du ligament rompu on perdu toute organisation cohésion et qualité, la réparation par suture simple bout à bout n’est pas possible : une greffe va être installée en lieu et place de l’ancien ligament, c’est pour cela que l’on parle de reconstruction.Quel tissu pour préparer la greffe ?

Le cahier des charges est exigeant en matière de caratéristiques biologiques et mécaniques, on fait donc appel à des éléments du patient lui même. Le tendon rotulien peut être prélevé en partie (1/3 moyen), c’est une bonne greffe, utilisée depuis très longtemps mais un peu en recul actuellement (opération plus lourde et douloureuse). Les tendons ischio-jambiers (demi tendineux et droit interne) sont un excellent matériel, très utilisé. Les allogreffes (provenant d’un donneur) ne sont pas utilisées en France ; quant aux ligaments synthétiques utilisés par certains dans les années 80 ils sont maintenant logiquements interdits en raison de leurs très mauvais résultats.

Comment reconstruire le LCA ?

La chirurgie moderne du LCA se fait sous arthroscopie : le chirurgien va installer la greffe dans le genou en la fixant à chaque extrémité dans des logettes crées dans le tiba et le fémur. Il importe que la fixation se fasse exactement à l’endroit requis pour reproduire au mieux la fonction ligamentaire et qu’elle soit très solide.

Quelles sont les opérations les plus courantes ?

La reconstruction au tendon rotulien est un bon classique qui a fait ses preuves depuis une trentaine d’années. Elle est souvent nommée Kenneth Jones ou KJ ce qui est une approximation car la très ancienne opération décrite initialement par Kenneth Jones dans les années 60 n’a plus gand chose de commun avec l’intervention actuelle, hormis q’elle utilisait déjà le tendon rotulien.

Les tendons ischio-jambiers sont d’un usage plus récent. L’opération est nommée DIDT car elle utilise deux tendons, le Droit Interne et le Demi Tendineux. L’opération est moins pénible que la précédente, on a pu lui reprocher, sans certitude, d’être parfois éventuellement moins solide.

Le TLS (Tape Locking Screw) est une évolution du DIDT avec la particularité de ne prélever qu’un seul tendon (le demi tendineux), d’offrir un creusement osseux moins profond et plus précis et d’amener au final un montage extrèmement solide. Il en résulte une opération moins pénible et une récupération plus rapide. Pour plus de détails, voir la fiche spéciale. http://www.tls-medical.com/ ou encore la conférence technique http://www.geco-medical.org/cours/graal2009/3-lanternier-tls.pdf

En cliquant sur le lien suivant vous accéderez à la vidéo montrant le contrôle arthroscopique de l’installation de la greffe de LCA type TLS  Montée TLS + tension

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